Violation des droits des enfants ukrainiens en temps de guerre

Publication du Centre Anti-Discrimination (CAD) « Memorial » de Bruxelles et du GDHK à l'occasion des journées de la protection de l'enfance en juin.
04 Juin 2026UA EN ES FR RU

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À l'occasion de la Journée internationale de la protection de l'enfance, le 1er juin, et de la Journée internationale des enfants victimes d'agression, le 4 juin, le CAD « Memorial » et le Groupe de défense des droits humains de Kharkiv publient un document sur les violations des droits des enfants ukrainiens, victimes de la guerre d'agression déclenchée par la Russie contre l'Ukraine.

La plupart des crimes de guerre commis contre des enfants sont liés actes de violence perpétrés par l'armée russe : des enfants sont tués et blessés lors des bombardements et autres actions militaires  menées sans relâche par les troupes russes contre la population civile ukrainienne. Au cours de cette guerre, des habitations, des structures d'accueil pour enfants et des infrastructures civiles sont détruites, et les enfants sont souvent contraints de vivre dans des conditions épouvantables, sans eau, sans électricité ni chauffage. Nombre d’entre eux ne peuvent pas recevoir une éducation complète, car toutes les écoles ne sont pas sécurisées, et l'apprentissage en ligne n'est pas toujours possible en raison des coupures d’électricité et des perturbations des réseaux de communications.

Dans les territoires ukrainiens temporairement occupés, des cas avérés de violences sexuelles contre des enfants, d'exploitation et de prise d'otages ont été recensés. Des adolescents accusés de résistance aux autorités d'occupation se sont retrouvés dans des prisons russes. La Russie a commis un crime de guerre avéré : le transfert d'enfants ukrainiens vers la Russie et le Bélarus sans le consentement de leurs représentants légaux, leur rétention prolongée et leur placement sous tutelle, les privant ainsi de leur identité ukrainienne, de leur langue et de leurs liens avec l'Ukraine. Les enfants ukrainiens vivant dans les territoires temporairement occupés et ceux emmenés dans des régions de Russie sont soumis à une propagande militariste massive et sont recrutés par des organisations paramilitaires d'enfants : les autorités russes tentent de les utiliser dans la guerre contre l'Ukraine, leur pays natal.

Les organisations internationales, les gouvernements des pays qui soutiennent l'Ukraine et les initiatives humanitaires lancées par des responsables politiques doivent œuvrer à l'adoption d'un plan d'action visant à protéger les enfants ukrainiens. Il est essentiel que les enfants bloqués en Russie ou dans les territoires occupés puissent rentrer en Ukraine. Des mesures doivent être prises pour mettre fin aux violences commises par les militaires russes coupables de crimes contre les enfants dans les zones de combat et les territoires occupés. Le retour immédiat, dans le cadre d'échanges de prisonniers, des enfants (ou des jeunes qui étaient mineurs au moment de leur arrestation) accusés de résistance aux autorités d'occupation et détenus dans des centres de détention provisoire et des prisons russes est impératif. L'utilisation des enfants à des fins militaires, qu'il s'agisse la conception de modèles de drones, de la formation au combat ou du travail dans les usines d'armement, doit cesser définitivement. Enfin, toute propagande militariste et chauviniste doit être supprimée du système éducatif et les enfants doivent pouvoir suivre le programme scolaire ukrainien.

Les illustrations ont été réalisées par l'artiste L.A., qui a vécu l'occupation dans l'est de l'Ukraine durant sa jeunesse.

L'IA a été utilisée pour la conception sonore.

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The publication is created in the framework of the project “Documenting and analysing international crimes committed by the Russia’s armed forces after 24.02.2022, helping victims of these crimes and informing on crimes”, funded by the European Union. Views and opinions expressed are those of the author(s) only and do not necessarily reflect those of the European Union. Neither the European Union nor the contracting authority can be held responsible for them.